Sous les voûtes d’automne où s’égarent les nuages, Deux oiseaux se posent, humbles voyageurs de passage. Leur souffle est discret, mais leurs cœurs résonnent, Comme deux notes fragiles qu’un même vent entonne. La pluie tombe doucement, tissant son châle d’argent, Perlant sur les feuilles un secret frémissant. Et dans l’air humide, vibrant comme un soupir, Se mêlent leurs regards, tendres éclats du désir. Ils ne disent mot, mais leur silence parle, D’un monde minuscule où la douceur s’installe. Ils se rapprochent un peu, comme pour mieux comprendre Les mystères du ciel qui continue de descendre. Autour d’eux, les feuilles rousses murmurent des histoires, Elles content les saisons, les départs, la mémoire. Chaque goutte qui tombe semble écrire une page, Sur l’écorce profonde d’un très ancien voyage. Le vent fouille les branches, frôle leurs petites ailes, Et le temps suspendu devient soudain plus réel. Car au cœur de la pluie, au milieu du silence, Naît un pacte ...